Créé à Bondy par des journalistes suisses de l'Hebdo en pleine crise des banlieues (2005) puis remis aux habitants, le Bondy Blog essaime sur les bords de Seine et en Méditerranée avec le Neuilly Bondy Blog et le Marseille Bondy Blog. « Cette augmentation de l’offre rédactionnelle répond à une envie d’élargir la palette des réalités et des sensations », explique Nordine Nabili, le rédacteur en chef du Bondy Blog, qui revendique 200 000 lecteurs par mois.
A Neuilly, c’est le journaliste et écrivain suisse Blaise Hofmann, qui a ouvert le feu : « il y vit depuis une semaine et raconte ses aventures, ses rencontres. Il passera bientôt le relais à Idir Hocini, fine plume et Bondy-trotter, sur le principe d’alternance que le magazine suisse L’Hebdo avait mis en place à Bondy en 2005. Le projet bénéficiera aussi de l’apport de quatre étudiants de l’école de journalisme de Sciences-Po, encadrés par Pierre Assouline. »
A Marseille, « un immense quartier populaire à elle seule, entrecoupé de parcelles chics, le Marseille Bondy Blog, sera un pas évident en direction de la Méditerranée et du Maghreb, composantes de l’identité française », poursuit Nordine Nabili. La rédaction du Marseille Bondy Blog est constituée d’un encadrement de trois professionnels, d’une équipe de jeunes blogueurs et bénéficie du soutien de l’Ecole de journalisme et de communication de Marseille.
Depuis la rentrée 2007, le Bondy Blog a également ouvert une école du blog à Bondy qui est pilotée par Mohamed Hamidi, l'ancien rédacteur en chef du site.
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Paul Bradshaw qui anime le Online Journalism Blog vient de lancer un nouveau carnet : journalismenterprise.com. Sur ce dernier, il passera en revue les sites web qui essayent de gagner de l'agent en faisant du journalisme à l'ère des nouveaux médias :
« Why am I doing this? Because journalism is changing, not only as a job and a process, but as an industry. How journalism - particularly good journalism - is going to survive in a world of free content is perhaps one of the biggest and most difficult questions of the moment.
There are so many experiments by so many people in so many fields - from journalists going it alone to large news organisations trying new projects, from amateurs who feel passionately about their field to non-profit organisations who see the potential of the web, and from internet startups to established new media players, I thought we needed a blog to keep track of it all and provide a place for debating the issues involved. »
A noter : ce site est collaboratif, in English language, of course !
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Le 15 janvier sera lancé hainautmunicipales2008.fr, un site d'informations et participatif sur les élections municipales dans le Hainaut-Valenciennois. Je suis intervenu sur ce projet en tant que consultant avec mon comparse webdesigner de toujours ! Pour l'heure, il faut booster le référencement et veiller à optimiser au mieux la campagne Google adWords. D'où l'intérêt que j'ai porté aux billets parus sur journalistiques.fr et samsa.fr ! Je reviens sur le projet le jour du lancement.
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A voir cette réalisation de Jane Stevens, journaliste multimédia, enseignante, consultante, sur notre monde qui bouge et sur la nécessité de ré-enchanter, ré-inventer une nouvelle forme de journalisme.
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Dans un billet dont je vous recommande la lecture, Philippe Couve revient sur les débuts difficiles de Médiapart, le site d’informations en ligne payant qu’Edwy Plenel compte lancer en mars prochain. Il y évoque notamment la campagne d’abonnement qui ne rencontre pas le succès escompté et la remise en cause de la dimension participative. Dans l' article d’Edwy Plenel, cité par ailleurs par Philippe, un passage m’a laissé songeur : « (…) nous avons un peu trop délaissé ce pré-site et vous, déjà abonnés ou simples visiteurs, qui le fréquentez. Ceux qui nous en ont fait le reproche ont raison : nous avons été trop absents, pas assez réactifs, presque lointains – à l’exception notable de David Dufresne qui, il est vrai, a quelques longueurs d’avance sur la Toile, ses usages et ses pratiques. Croix de bois, croix de fer, juré, craché, à partir d’aujourd’hui, c’en est fini de ce laisser-aller !»
À mon sens, c’est bien l’un des problèmes majeurs de mediapart.fr. Ce site ne fait pas rêver et ne suscite pas l’empathie même virtuelle. Non pas que le contenu ne soit pas sérieux. Bien au contraire. Il l’est. Sans surprise, tant par la présentation « papier » du pré-site, que par l’accumulation des signatures, vues sur le papier, entendues, sur les ondes, à la télé et maintenant revues sur le Net, le média de demain. Bref, rien qui vous titille comme rue89.com qui a certes des défauts mais qui a su, sait, ré-enchanter le journalisme en ligne à la française.
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Très intéressante interview de Jean-François Kahn (Secouons les journaux… tant qu'il en reste) à lire sur le monde.fr. Deux passages ont retenu mon attention :
Sur la crise de la Presse : « La presse a beaucoup perdu en abandonnant la polémique. Quand j'ai débuté, il y avait 13 ou 14 quotidiens, d'obédiences politiques très différentes, qui s'invectivaient entre eux, créaient des polémiques internes. Les gens achetaient avec leur quotidien une patrie de substitution, une bulle idéologique. Aujourd'hui, le consensus général est mortifère. On n'a pas assez analysé le phénomène qui a eu lieu à Libération au lendemain du référendum sur la Constitution européenne, lorsque Serge July a injurié, dans son éditorial, ses lecteurs qui avaient voté "non". C'était courageux de la part de July de rester favorable au "oui". Mais on n'injurie pas ses lecteurs.
Regardez à la présidentielle : 19 % des électeurs ont voté Bayrou. Libération, Le Figaro, Le Monde ont pris position contre Bayrou. Or, ces 19 % représentent 30 % des lecteurs de journaux. De la même façon, on voit aujourd'hui des cheminots qui ne veulent plus lire la presse, des étudiants qui ne veulent plus la lire… La gauche sociale n'a plus de journaux, les centristo-démocrates chrétiens, les gaullistes non plus, etc. Et voilà comment on perd des lecteurs.»
Sur l'écriture journalistique : « Il y a trente ans, lorsque j'étais grand reporter, j'adorais écrire un feuillet de description. Aujourd'hui, s'il n'y a pas eu une action dans les trois premières lignes, le lecteur décroche. On est dans une société de mise en scène. Il faut donc nous y faire, nous aussi. Et écrire des romans à côté, si on veut faire des descriptions. Enfin, on ne peut plus avoir des journalistes spécialisés pendant cinq ou dix ans sur une même rubrique.»
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Que 2008 vous donne la force de vous révoltez contre cette société aseptisée qui chaque année grignote de plus en plus les libertés individuelles.
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