Vous
imaginez quelqu’un qui entre pour la première fois dans une
bibliothèque, qui découvre que c’est dur de trouver un bouquin dans
tous les rayonnages et que, suprĂŞme horreur, des grands auteurs
figurent aux côtés d’illustres caves ?
C’est un peu le sentiment que donne la lecture du papier d’Isabelle Monnin dans le Nouvel Observateur, édition du 17 au 23 novembre. Intitulé « Café du commerce virtuel, La confusion des Blogs » (P. 102), il figure dans un dossier consacré à la « Génération cités ».
Que retenir de ce papier ? Rien. Ce n’est qu’une accumulation de lieux
communs sur les blogs, fruit de quelques heures passées sur la Toile. “La
blogosphère est le royaume du commentaire ex nihilo (on ne sait jamais
d’où parlent les gens), un gigantesque café du commerce électronique où
l’on vient masqué pour déverser ses mots.”
Jugement sans appel pour quelqu’un qui explique un paragraphe plus loin que : “Paumé, vous n’avez fait pourtant que suivre les chemins que vous indiquaient les les blogueurs”.
Eh oui, sur le Net, il faut aussi savoir sortir des sentiers battus
et chercher avec un peu d’imagination et de passion. Deux notions dont
l’absence explique peut-être une telle confusion dans l’appréhension du
phénomène des blogs, dont l’auteur estime qu’ils viennent d’entrer “dans la cour des grands médiatique”. On n’arrête là la rigolade
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